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오늘(6/18)이 2009년 바깔로레아 시험 첫 날(철학시험) 이란다. 고등학교 졸업장인 동시에 대학 입학 자격증인 바깔로레아가 처음 만들어진 것은 1808년에 나폴레옹에 의해서라 함. 첫 시험은 그 이듬해인 1809년에 있었고, 총 응시자는 31명. 처음에는 구술시험이었다가, 첫 필기시험이 도입된 것은 1830년. 합격율은 동년배 중에서 1880년-1%, 1945년-3%, 1970년-20%이던 것이 1995년-63%, 2006년-64,2% 선으로 상승했다 함 (주의: 응시자 합격율이 아님 - 하단 참조). 참고로 이웃나라들의 바깔로레아에 해당하는 시험의 명칭 : A-level au Royaume-Uni, Abitur en Allemagne, Maturité en Suisse, Ylioppilastutkinto en Finlande. [핀란드는 무지 어렵군]

바깔로레아 증서 (고교졸업장) [학·석·박사도 똑같은 양식]
Un diplôme créé en 1808 (Liberation Vous 08/06/2007 à 08h11, MALLAVAL Catherine)
Equivalent du A-level au Royaume-Uni, de l'Abitur en Allemagne, de la Maturité en Suisse ou encore du Ylioppilastutkinto en Finlande, le bac a sacrément évolué depuis sa création, en 1808. Originellement, il ne comportait que des épreuves orales portant sur des auteurs grecs et latins, sur la rhétorique, l'histoire, la géographie et la philosophie. Les premiers bacheliers étaient au nombre de trente et un ! L'introduction de la première épreuve écrite (composition française ou traduction d'un auteur classique) date de 1830.
Ce diplôme, qui a la double particularité de sanctionner la fin des études secondaires et d'ouvrir l'accès à l'enseignement supérieur, s'est démocratisé au fil du temps : en 1880, à peine 1 % d'une classe d'âge obtient le baccalauréat ! En 2006, ils sont 64,2 % de la classe d'âge concernée (à ne pas confondre avec le taux de réussite). (...)
De 31 à 622.000 candidats... (Liberation Société 17/06/2009 à 11h44)
Chrono Le bac existe depuis deux cents ans, il a depuis largement évolué. La proportion de bacheliers sur une génération est passée de 3 % en 1945, à 25 % en 1975, pour atteindre 63,6 % en 2007.
17 mars 1808 : création du bac par Napoléon Ier.
1809 : 31 candidats reçus.
1830 : près de 3000 reçus.
1861 : Julie-Victoire Daubié est la première femme à avoir son bac (à son age de 37 ans)
1880 : le latin recule, à côté du bac classique, le bac moderne se passe en français.
1924 : programmes unifiés pour les filles et les garçons.
1948 : 30 000 bacheliers.
1965 : épreuve anticipée de français en première.
1968 : bac technologique.
1985 : bac professionnel.
1993 : les séries ES, L et S (scientifique), remplacent les A, B, C et D ; épreuves anticipées en première.
2007 : 512 000 lycéens décrochent le bac, soit un taux de réussite de 83,3%.
2008 : Sur 100 bacheliers, 54 ont un baccalauréat général, 26 un baccalauréat technologique et 20 un baccalauréat professionnel.
2009: 622 322 candidats inscrits. Les épreuves débutent jeudi 18 juin avec la philo, dans exactement 4 428 centres d’examen (voir le calendrier des épreuves). 500 candidats passent l'épreuve facultative de langue des signes, proposée à tous les élèves (malentendants ou non).
A lire : Nos années bac, Liesel Schiffer, Ed. Aubanel, 29 €.
[통계-wiki] Statistique baccalauréat depuis: 1990-2006-2008 (남-녀-합)
Taux de réussite (응시자 합격율: 시험 본 학생의 83%는 합격)
Garçons : 72,1 ; 80,2 ; ?. Filles : 73,9 ; 83,7 ; ?. Ensemble : 73,1 ; 82,1 ; 83.3
Proportion d'admis dans une génération (비응시자 포함한 합격율*)
Garçons : 58,9 (2006). Filles : 69,9 (2006). Ensemble : 43,5 ; 64,3 ; 63.4
(*) 아예 시험자체를 포기하거나 고교 중퇴-진학 포기자을 포함할 경우 63%의 합격율. 그래서(남학생 중에 중도 포기자가 많겠기에) 여자들의 합격율이 남자보다 10% 이상 높다 (70%:59%). 다시 말하면, 동년배 10명 중에서 남자는 6명, 여자는 7명이 대학을 갈 수 있다는 얘기다. 돌려 말하면, 청소년 3명 중 1명은 고등학교 졸업장도 없이(중졸) 바로 험한 사회로 등떠밀려 나가야만 한다는 것. 그러므로 응시자 합격율(83%대) 보다도 응시생 비율을 높이는 게(중도포기자 구제) 더 문제...
결국 바깔로레아 학위 취득자를 늘려서 동년배 간의 위화감을 해소하고, 학위로 인해 처음 진출하는 사회생활에 장애를 없애기 위한 노력의 일환으로, 1970년에는 기술계열 학위(bac techno)를 신설했고, 1985년에는 전문직 학위(bac pro)도 신설 함 [전문직 학위 응시자는 철학시험 면제]. 그래서 학위 취득율이 60년-12%, 70년-20%, 80년-25%, 90년-45%, 95년-63% 선으로 상승했으며, 95년 이래로 이 비율은 정체상태에 있다 (다시 고교생 100명의 진로를 요약하면 : 37명-무학위, 34명-일반학위, 17명-기술계열학위, 12명-전문직학위). '이제 바깔로레아가 더는 우수한 인재를 선별하기 위한 과정이 아니라 어떤 상징적 가치로 자리잡았다'고 아래 전문가는 말하지만, 그래도 아직 100명 중 37명은 여기에도 포함되지 못하는 게 현실이고, 더구나 하층계급 출신의 경우는 어림잡아 둘에 하나는 고교졸업장도 없이 사회에 진출하는 실정이겠다. 그래서 지금의 학위취득율 63%를 80% 대로 끌어올리는 것이 국가적 목표라고 함. [다음의 전문가 진단의 발췌-첨가-번역임] "(...) Lorsqu’on a créé le bac pro en 1985, on a tenu à l’appeler ainsi pour conférer du prestige à cette filière. Le bac est désormais très peu sélectif, mais il garde une valeur symbolique. / De quoi est-il le symbole ? Avec le bac, on est un jeune bien intégré, un jeune comme un autre. C’est en quelque sorte la preuve que l’on a eu une jeunesse sans encombres. (,...) En 1960, 12 % d’une classe d’âge avait le bac et il n’existait que le bac général. En 1970, ce taux est monté à 20 % - le bac techno, qui vient d’être créé, représente alors 3,5 %. En 1990, 45 % d’une classe d’âge avait le bac, et ce taux atteint aujourd’hui 63 % : 34 % ont un bac général, 17 % un bac techno et 11,5 % un bac pro.(...)" http://www.liberation.fr/education/0101574732-avec-le-bac-on-est-un-jeune-comme-un-autre
2009년 바깔로레아 철학 시험 문제
"교환행위에서 우리는 무엇을 얻는가?"
"어떠한 과학도 답변하지 못하는 질문이 있는가?"
"언어가 생각을 배반 하는가?"
오늘 오전에 바깔로레아 철학시험에 나온 문제 중 대표적인 몇 개 란다. 밑에서 보듯이, 수험생들은 주어진 한 문제에 무조건 답변을 해야하는 것은 아니고, 두 가지 질문형 문제와 텍스트 설명하기의 셋 중에서 가장 자신있는 것 하나를 선택하면 된다 (우등생을 제외한 대부분의 학생들은 '텍스트 설명하기'를 선택함). 답안 작성 시간은 아침 08시에서 12시까지, 네 시간으로 충분하다. 예컨데, 1번 문제는 '교환이란 상품뿐만이 아니라 의견이나 생각·이념·사랑 등으로 무한히 확장이 가능하며, 그런 일련의 교환행위가 우리에게 무엇을 주고 어떤 사회적 결과를 낳는가' 하는 것을 나름대로 논리만 갖춰 풀어내면 되니, 문제가 어려운 만큼이나 답은 한없이 자유로워도 좋다는 말이겠다. 그렇게 오늘 첫 날의 철학시험만 무사히 치뤘다면 내일과 다음주 수요일까지(토·일빼고) 기타 암기과목의 답안을 좀 덜 어렵게 메꾸어내기만 하면 수험공부 끝이고 바캉스고 자유다(결과 발표는 7/7일). 어디서나 그런 통계가 나오듯이, 이번 바깔로레아의 최연소자는 13세의 소년이고, 최연장자는 78세의 할아버지(or할머니)라고 함.

시험 문제(2질문형과 1텍스트설명하기 중 택1)를 살피는 수험생들
L'impossible, l'échange et l'objectivité au programme du bac de philo
LEMONDE.FR avec AFP | 18.06.09 | 06h29 • Mis à jour le 18.06.09 | 11h45
"Que gagne-t-on à échanger ?" "Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?" "Le langage trahit-il la pensée ?" Voici quelques-uns des sujets de philosophie sur lesquels planchent, ce matin, environ 500 000 candidats aux séries générale et technologique. Les candidats au bac professionnel commençant, eux, lundi prochain. Les 331 575 candidats au bac général ont commencé à composer à 8 heures, les 163 085 candidats au bac technologique disserteront, eux, à partir de 14 heures.
Les candidats aux bacs général et technologique auront leurs autres épreuves écrites jusqu'à mercredi 24 juin, tandis que les 127 662 candidats au bac professionnel passeront les leurs de lundi 22 à vendredi 26 juin. Les 622 322 candidats passent à 53 % un bac général, à 26 % un bac technologique et à 21 % un bac professionnel. Le plus jeune est un lycéen de 13 ans et 3 mois de l'académie de Strasbourg, le plus âgé a dépassé 78 ans et concourra dans celle de Montpellier.
Mercredi, les professeurs de philosophie de l'académie de Lille ont décidé en assemblée générale de protester contre la dégradation des conditions de correction du baccalauréat, en refusant de prendre en charge un tiers des copies à corriger.
Ces derniers jours, trois élèves de terminale du lycée Romain-Rolland d'Argenteuil (Val-d'Oise) ont été placés en garde à vue, soupçonnés d'avoir voulu dérober des sujets du bac en s'introduisant dans le bureau de la proviseure. Ils ont été laissés libres mardi.
Les candidats au bac sauront mardi 7 juillet s'ils ont obtenu le diplôme du premier coup ou s'ils doivent passer l'oral de rattrapage, dont les résultats tomberont samedi 11 juillet. Tous les résultats seront disponibles gratuitement sur le site www.education.gouv.fr.
Les sujets complets [전체 문제]
Série L (littéraire), coefficient 7 [문과]
- L'objectivité de l'histoire suppose-t-elle l'impartialité de l'historien ?
- Le langage trahit-il la pensée ?
- Expliquer un extrait de Le Monde comme volonté et comme représentation, de Schopenhauer.
Série S (scientifique), coefficient 3 [이과]
- Est-il absurde de désirer l'impossible ?
- Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
- Expliquer un extrait de De la démocratie en Amérique, d'Alexis de Tocqueville.
Série ES (économique et social) coefficient 4 [경제-사회계열]
- Que gagne-t-on à échanger ?
- Le développement technique transforme-t-il les hommes ?
- Expliquer un extrait de l'Essai sur l'entendement humain, de John Locke.
Télézapping
Philosopher pour commencer
LEMONDE.FR | 18.06.09 | 17h21 • Mis à jour le 19.06.09 | 07h33
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EXPLICATION DE TEXTE :Série L : Un extrait du «Monde comme volonté et comme représentation» de SCHOPENHAUER.
Il n'y a pas de satisfaction qui d'elle-même et comme de son propre mouvement vienne à nous ; il faut qu'elle soit la satisfaction d'un désir. Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance. Or avec la satisfaction cesse le désir et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement ne sauraient être qu'une délivrance à l'égard d'une douleur, d'un besoin ; sous ce nom, il ne faut pas entendre en effet seulement la souffrance effective, visible, mais toute espèce de désir qui, par son importunité, trouble notre repos, et même cet ennui qui tue, qui nous fait de l'existence un fardeau.
Or c'est une entreprise difficile d'obtenir, de conquérir un bien quelconque ; pas d'objet qui ne soit séparé de nous par des difficultés, des travaux sans fin ; sur la route, à chaque pas, surgissent des obstacles. Et la conquête une fois faite, l'objet atteint, qu'a-t-on gagné ? Rien assurément, que de s'être délivré de quelque souffrance, de quelque désir, d'être revenu à l'état où l'on se trouvait avant l'apparition de ce désir.
Le fait immédiat pour nous, c'est le besoin tout seul c'est-à-dire la douleur. Pour la satisfaction et la jouissance, nous ne pouvons les connaître qu'indirectement ; il nous faut faire appel au souvenir de la souffrance, de la privation passée, qu'elles ont chassées tout d'abord. Voilà pourquoi les biens, les avantages qui sont actuellement en notre possession, nous n'en avons pas une vraie conscience, nous ne les apprécions pas ; il nous semble qu'il n'en pouvait être autrement ; et, en effet, tout le bonheur qu'ils nous donnent, c'est d'écarter de nous certaines souffrances. Il faut les perdre pour en sentir le prix ; le manque, la privation, la douleur, voilà la chose positive, et qui sans intermédiaire s'offre à nous.
Série ES : Un extrait d' «Essai sur l'entendement humain» de John LOCKE
Quant à savoir s'il existe le moindre principe moral qui fasse l'accord de tous, j'en appelle à toute personne un tant soit peu versée dans l'histoire de l'humanité, qui ait jeté un regard plus loin que le bout de son nez. Où trouve-t-on cette vérité pratique universellement acceptée sans doute ni problème aucun, comme devrait l'être une vérité innée ? La justice et le respect des contrats semblent faire l'accord du plus grand nombre ; c'est un principe qui, pense-t-on, pénètre jusque dans les repaires de brigands, et dans les bandes des plus grands malfaiteurs ; et ceux qui sont allés le plus loin dans l'abandon de leur humanité respectent la fidélité et la justice entre eux.
Je reconnais que les hors-la-loi eux-mêmes les respectent entre eux ; mais ces règles ne sont pas respectées comme des lois de nature innées : elles sont appliquées comme des règles utiles dans leur communauté ; et on ne peut concevoir que celui qui agit correctement avec ses complices mais pille et assassine en même temps le premier honnête homme venu, embrasse la justice comme un principe pratique.
La justice et la vérité sont les liens élémentaires de toute société : même les hors-la-loi et les voleurs, qui ont par ailleurs rompu avec le monde, doivent donc garder entre eux la fidélité et les règles de l'équité, sans quoi ils ne pourraient rester ensemble. Mais qui soutiendrait que ceux qui vivent de fraude et de rapine ont des principes innés de vérité et de justice, qu'ils acceptent et reconnaissent ?
Série S : Un extrait de «De la démocratie en Amérique» de TOCQUEVILLE
Les affaires générales d'un pays n'occupent que les principaux citoyens. Ceux-là ne se rassemblent que de loin en loin dans les mêmes lieux ; et, comme il arrive souvent qu'ensuite ils se perdent de vue, il ne s'établit pas entre eux de liens durables. Mais quand il s'agit de faire régler les affaires particulières d'un canton par les hommes qui l'habitent, les mêmes individus sont toujours en contact, et ils sont en quelque sorte forcés de se connaître et de se complaire.
On tire difficilement un homme de lui-même pour l'intéresser à la destinée de tout l'État, parce qu'il comprend mal l'influence que la destinée de l'État peut exercer sur son sort. Mais faut-il faire passer un chemin au bout de son domaine, il verra d'un premier coup d'oeil qu'il se rencontre un rapport entre cette petite affaire publique et ses plus grandes affaires privées, et il découvrira, sans qu'on le lui montre, le lien étroit qui unit ici l'intérêt particulier à l'intérêt général.
C'est donc en chargeant les citoyens de l'administration des petites affaires, bien plus qu'en leur livrant le gouvernement des grandes, qu'on les intéresse au bien public et qu'on leur fait voir le besoin qu'ils ont sans cesse les uns des autres pour le produire.
On peut, par une action d'éclat, captiver tout à coup la faveur d'un peuple ; mais, pour gagner l'amour et le respect de la population qui vous entoure, il faut une longue succession de petits services rendus, de bons offices obscurs, une habitude constante de bienveillance et une réputation bien établie de désintéressement. Les libertés locales, qui font qu'un grand nombre de citoyens mettent du prix à l'affection de leurs voisins et de leurs proches, ramènent donc sans cesse les hommes les uns vers les autres, en dépit des instincts qui les séparent, et les forcent à s'entraider.
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